BEL

Il y a quatre ans, j’ai éprouvé le besoin, de donner forme à des émotions. Il fallait que cela sorte de moi, de mes mains. Ce fût la terre qui me permis d’interpréter ces sentiments, au travers de sculptures. La terre, si malléable, si douce, si sensuelle et si fragile… Brigitte Saunders

Ces sculptures sont le résultat des 
4 éléments que sont :
la terre, l’eau, l’air et le feu.

Chaque cuisson pour l’émaillage final a été une “fête”. Quelques casses, coulures ou éclatements sont venus anéantir de nombreuses heures de création. Mais souvent de belles surprises étaient au rendez-vous et parfois aussi de l’émerveillement.

La terre et l’air ne font pas bon ménage lors des cuissons. Il suffit qu’il reste une bulle d’air dans la terre pour que la sculpture éclate dans les différents fours. Il faut par conséquent éviter tout risque de bulle d’air en malaxant bien la terre et en aménageant des “cheminées” dans la sculpture, afin que l’air puisse s’échapper surtout lors de la première cuisson.

Je travaille avec deux terres qui n’ont pas les mêmes particularités. La couleur bien-sûr, mais surtout la chamotte. C’est un grain plus ou moins gros que contient la terre. Plus il est fin, plus la sculpture sera lisse et permet de travailler le détail. Par contre, sa construction est plus fragile, elle ne “tient pas debout” lorsqu’elle est encore humide et ne permet pas de créer de grandes pièces sans un support intérieur, qu’il faut pouvoir ensuite retirer.

La plupart de mes sculptures ont été émaillées avec la technique dite du Raku. Il s’agit d’une méthode ancestrale japonaise utilisée pour la création des bols dédiés à la cérémonie du thé. 
Après le façonnage et le ponçage, les pièces en terre sont d’abord séchées à l’air pendant environ 2 semaines. Ensuite elles subissent une première cuisson dans un four électrique, qui permet de monter doucement à la température de 900 degrés en 12 heures.
La pose de l’émail a précédé d’au moins 24 heures la 2ème cuisson, qui a lieu dans un four à gaz. La fusion de l’émail se fait à 950 degrés, après environ 50 minutes. Une fois la température atteinte, le couvercle du four est promptement retiré. Les sculptures subissent alors un choc thermique au contact de l’air et l’émail se craquelle. Chaque pièce est ensuite déposée dans une cuve en métal contenant de la sciure et du papier, qui s’enflamment au contact de la sculpture brûlante. Un couvercle est alors déposé sur la cuve pour éteindre les flammes et produire de la fumée. Cette fumée va se déposer sur toutes les parties non couvertes par l’émail, dont les craquelures. Après 30 minutes d’enfumage, les sculptures vont encore subir un dernier “outrage” en étant plongées dans une bassine remplie d’eau, alors qu’elles sont encore très chaudes; se dégage alors des bulles et de la vapeur. Si la sculpture a survécu à toutes les manipulations et n’a pas encore éclaté dans les 3 enfournements précédents, elle peut encore exploser au contact de l’eau, ce qui arrive malheureusement trop souvent…
Après un brossage consciencieux de la sculpture, qui permet d’enlever le voile noir du à l’enfumage et les brindilles, je peux constater le résultat de 5 à 6 semaines de processus. 

J’ai fait le choix de ne pas donner de visage à mes sculptures. Je ne veux pas attirer le regard sur le détail d’un visage, mais mettre l’accent sur l’attitude du personnage. La pose du corps et de la tête.
Seuls les “bustes” sont travaillés, puisque sans corps, la seule expression passe dans les traits du visage… 

Lorsqu’une idée me vient, je la dessine ou la note dans un carnet, ou je prends une photo que je conserve dans mon e-pad. 
Parfois je prends juste de la terre entre mes mains et je laisse faire…


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source: https://legoutdubonheur.ch